Les difficultés lors de l'écriture d'un roman



Avec plusieurs mois de recul depuis la publication de l'Obstacle, je souhaiterais partager certaines difficultés auxquelles j'ai dû faire face et aussi quelques astuces lorsque j’en ai trouvées.


Le principal obstacle (:D) a été évidemment l'investissement en temps. Difficile d'estimer le temps passé mais ce sont des centaines et centaines d'heures de travail. Or avec mon travail de consultant, les tâches quotidiennes, le sport (indispensable !!) et quelques autres passions, se réserver du temps pour écrire est vite devenu compliqué.

Alors comment s'en sortir pour ne pas dormir seulement 3h par nuit ?

Régularité, utilisation judicieuse du temps et de quoi écrire partout où je vais. La régularité est très importante, il faut se forcer dans l'idéal à écrire un peu tous les jours : même si ce n'est que 30min ou pour seulement écrire 3-4 lignes. Pourquoi ? Cela permet déjà d'avoir une progression continue mais cela offre aussi du temps pour réfléchir à son histoire et laisser ensuite le subconscient travailler pour générer de nouvelles idées.

Utilisation judicieuse du temps : vous devez prendre le train pour aller au travail, c'est le moment parfait pour écrire (enfin si vous êtes assis de préférence ^^' et pas trop chargé d'affaires). À la fin de la semaine vous aurez déjà une ou deux pages manuscrites que vous pourrez recopier le week-end.

Il n'est pas rare de buter sur la page blanche et se retrouver ainsi à perdre du temps à se creuser les méninges. Donc 10 min de marche pour aller faire les courses, cela permet de réfléchir à l’avance à ce que l'on va écrire.

Enfin avoir un papier et un crayon partout avec soi, c’est l’assurance de profiter des moments inattendus d'attente ou d’inspiration lorsqu'une idée arrive.


La cohérence, voilà une deuxième difficulté ! A deux niveaux : le premier serait la cohérence avec la réalité. Même dans le genre Fantasy, il faut que les scènes et les actions des personnages soient un minimum réalistes. Le second, la cohérence de l’œuvre elle-même : est-ce que ce que j’écris à cet instant ne rentre pas en conflit avec ce que j’ai préalablement écrit. Le problème lorsque l’on crée un monde entier, des peuples, des personnages,… cela fait énormément d’éléments et il n’est pas rare d’oublier certains aspects. Pour ce deuxième niveau, j’ai rédigé des fiches par personnage, par peuple, par lieu pour noter les idées principales et les différents détails concernant chacun. C’est dévoreur de temps, mais cela permet d’en gagner pendant la relecture, de sécuriser un peu la cohérence et de se familiariser plus vite avec l’ensemble de l’univers de l’œuvre.


A relier aussi avec la cohérence de l’ensemble : quand tel personnage se lance dans une action ou prend une décision, il faut qu’il y ait des raisons bien précises et se poser la question si elles sont compatibles avec le caractère du personnage. Si moi-même je ne suis pas convaincu, comment le lecteur le pourrait-il ?



Une autre problématique est de pouvoir toucher un lectorat assez large. Il faut donc trouver un bon équilibre entre les descriptions, les dialogues, les actions, les combats,… Forcément certains lecteurs vont préférer les combats aux descriptions et inversement. De mon point de vue une œuvre est un ensemble de chacune de ces « techniques » d’écriture et si l’on fait impasse sur l’une, ce sont certaines émotions qui vont se perdre. Néanmoins lors de l’écriture, il est difficile de se rendre compte si l’on a réussi cet équilibre. Et ce n’est qu’après le retour de plusieurs lecteurs que l’on peut se rendre compte si chacun y a trouvé son compte.



Tout au long du processus de création (trame, personnages, identité des peuples, environnements, …) et de l’écriture, je n’ai eu de cesse de me questionner sur l’originalité de ce que j’écrivais. Les sources d’inspiration sont nombreuses (romans, films, séries TV,…), il est ainsi difficile de se rendre compte si l’originalité est au rendez-vous ou si l’on reste dans le classique. Et ma grande crainte était de faire une sorte de plagiat involontaire. Est-ce que ma trame n’aurait pas déjà été proposée par un autre auteur ? Est-ce que tel personnage ne ressemble pas trop à un dans un autre roman ?


La bête noire de nombreux auteurs (enfin je suppose ^^’) : l'orthographe et la grammaire : écrire une page sans faire une faute n'est pas forcément insurmontable mais devoir le faire sur un roman entier demande un effort considérable (impossible même…). Et ce travail de recherche de fautes est assez décourageant : à chaque nouvelle relecture on retrouve des erreurs et des expressions à corriger. Pas de miracles : correcteurs orthographiques, retour aux règles et surtout faire relire son livre à plusieurs personnes.


Enfin, une autre épreuve à laquelle j’ai dû faire face et je ne suis pas vraiment sûr de l’avoir vraiment surmontée : conserver son style tout au long du roman. Entre l’écriture de mon premier chapitre et le dernier, plusieurs années se sont passées. Forcément au fur et à mesure de l’exercice, le style évolue. Et pour complètement réussir ce défi, il n’y a pas trente-six solutions : il faudrait se forcer à réécrire certains chapitres totalement (ou alors écrire le roman d’une traite :D) mais il est effectivement très dur de trouver la motivation pour le faire.


N’hésitez pas à partager vos idées sur ces différents points ;)


#Difficultés #écriture

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